Le coq des bruyères hebdo... suite
N°64 année 2008
Edito

L’argent des riches fait le bonheur des pauvres

« Sa Majesté financière comme je ne fais rien à son goût garde son or, or, de son or moi je m’en fous » (Brassens)

Que dire sur ce « trader » qui serait à l’origine de la perte de 5 milliards d’euros? Bravo, c’est bien mon gars ? T’es un vilain, regarde ce pauvre Monsieur Bouton, maintenant tout le monde se fiche de sa poire ? Vous l’aurez compris, je ne pige rien à la finance, les boursicoteurs et autres savants qui analysent les spéculations des Bourses du monde entier car l’argent ne ronfle jamais, si ce n’est dans le portefeuille de certains fossiles ne vivant qu’à travers la cassette qu’ils planquent avec l’envie douteuse de mourir plein aux as, bref tout ça pour dire que les boursicoteurs ne m’inspirent qu’une vague curiosité, car je l’avoue l’argent m’ennuie.
L’argent, ah l’argent. J’entends déjà la saillie de l’un de vous me rétorquant : « l’argent ennuie ceux qui en ont pourriture capitaliste ! » Vous avez raison, chers camarades gauchistes, l’argent est méprisé par les hommes de goût mais les pauvres n’ont pas assez de finesse, de pertinence et de noblesse pour comprendre que l’on raille ce qui les empêche de vivre dans la sérénité et la désinvolture : le manque d’argent ! Car comme disait le Vicomte de Chateaubriand – je profite de l’absence à mes côtés de Martial Paoli pour faire place à la culture, car il y a quelques jours, alors que je lançais à la bourgeoise : «  comme disait Platon » cet ahuri n’a rien trouvé de mieux que me répondre : « nique ? », preuve que Martial est une enflure puisque en ce moment il doit être nez à nez, en tête à tête, les yeux dans les fesses d’une Aphrodite de banlieue, le con ! Bref, comme disait le Vicomte de Chateaubriand : « Oh ! Argent que j'ai tant méprisé, tu as pourtant ton mérite : source de la liberté, tu arranges mille choses dans notre existence ». La haine du bourgeois équivaut souvent à de la jalousie. Qui peut se vanter comme le fit Léautaud de ne s’être jamais baissé ou s’abaisser à ramasser de l’argent même dans les périodes de pauvreté ?
L’un des reproches que l’on fait aux hommes politiques de gauche c’est de ne pas être dans le besoin, de pouvoir se nourrir dans les meilleurs restaurants, en fumant les meilleurs cigares tout en réclament de la « justice sociale » Oh la honte hé ! Oh les cons pas besoin de mander du fric pour les miséreux t’as déjà du fric ! Je dis cela car, chers lecteurs, je fus moi aussi, et par ma faute toute l’équipe des Auteurs réunis, attaqué pour notre opulence ! Sachez chers amis, que sur Internet, par le biais d’un site de mise en ligne de vidéos de toutes sortes, je suis la cible d’animosités les plus diverses. Parmi les critiques, on me traite, et l’équipe aussi dans la foulée, de « bourgeois », de privilégiés qui ont bon dos à refaire le monde dans un chalet sur les hauteurs d’Annecy la vielle ! Pourquoi vous parlez de ça ? Et bien si le fond est absent la forme est intéressante puisque elle est récurrente. En quoi l’idéologie de gauche ne devrait-elle naître que de la nécessitée – le manque d’argent – et non de la raison par un constat des aberrations sociales de nos sociétés ?
Simplement parce que nous, et quand je dis nous je pense à vous, le nez plongé dans le catéchisme et les bondieuseries, nous associons la gauche à ceux qui vantent la charité et la pitié ! Mais chers amis et ennemis, la gauche ne se place pas dans l’aumône mais dans la justice. Ce n’est pas en disant Amen que les conditions de vie des uns et des autres s’amélioreront. Je me faisais la réflexion, dernièrement dans le métro parisien, que de Jésus à l’abbé Pierre, dont je n’ai que foutre, qui, paraît-il, luttaient contre la misère et bien on peut conclure qu’ils ont échoués et dans les grandes lignes car hormis le pape le charité n’a enrichi personne !

Post-scriptum : Martial & Anthony seront en concert au café-théâtre Le Grenier à Paris (17e) le vendredi 09 février.
Concert 8 euros (21H15) ou le Dîner spectacle à 20 euros (19H45).
Réservations et renseignements 01.43.80.68.01.

Post-scriptum 2 : En plus de mon texte sur les tests ADN, vous pouvez retrouver Martial et moi-même interprétant notre chanson « Ségolène » et j’en profite pour remercier une nouvelle fois Laura de m’informer de « ma vie » sur la toile.  

Anthony Casanova.


Jean-Michel Mattéi, Martial et Anthony, Evelyne Gallet, Lucas Rocher, Patrick Font

au théatre des 2ANES lundi 11 février

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