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Ces chiens d’infidèles
« Le beau matou, le gros toutou pas fiers du tout. » (Brassens)
Deux nouvelles venant tout droit de la métaphysique sont venues à nos oreilles. La première vient de notre super président qui croit en Dieu et qui y voit l’origine de notre République ; la seconde, c’est l’arrestation à Barcelone, ville que j’affectionne particulièrement, de religieux extrémistes – pléonasme – s’apprêtant à nous faire partager « l’amour de Dieu » à coup de bombes dans la poire.
N’en déplaise à qui ça déplaira, la religion est à l’origine de notre République ! C’est même grâce à elle, grâce aux catholiques, que nous sommes accros à la laïcité. Dire le contraire est une erreur. Alors oui, Monsieur Sarkozy, sans les croisades, l’inquisition, la morale de contraintes, les tabous, la négation du corps et du plaisir, la stigmatisation de la sexualité et sans l’oppression par les gâteaux du Vatican, nous n’en serions pas là ! De Montaigne à Voltaire, de Diderot à Zola et de Gide à Beauvoir, tous ont reconnu en la religion l’ennemi à abattre ! Sans les immondices de la religion catholique, la laïcité n’aurait pas autant d’importance en France ; et parler de « Dieu » comme d’une valeur, ne ferait pas bondir ceux qui savent que Dieu ou l’idée que les religieux en ont fait est à l’origine de la majorité des maux de notre civilisation.
Barcelone est une ville merveilleuse et depuis la mort de Franco, la liberté est aussi indissociable de cette ville que la tour Eiffel l’est pour Paris. Les bars sont pleins de jolies filles qui dansent en riant avec une cigarette dans une main et un verre d’alcool dans l’autre. On y mange à toutes heures, on vit la nuit, bref un petit paradis. La pauvreté existe évidemment comme partout, mais ça n’empêche pas cette ville d’être considérée, par la jeunesse européenne, comme un lieu de fête permanent. Les « fous de Dieu » voulaient l’endeuiller et ce n’est sûrement pas un hasard.
Barcelone n’est pas non plus la seule ville que les « glaviots de Dieu » veulent terroriser, la France – donc Paris – est sous la menace des groupies de Ben Laden qui rêvent d’un monde carré où les femmes auront le statut privilégié d’animal de compagnie, et là c’est embêtant.
Pourquoi ? Parce que je vis à Paris et qu’il est aisé de ne pas céder à la paranoïa en habitant à Dunkerque, mais à Paris la chose est plus ardue ! Surtout que j’ai, dans mes relations, une « infidèle ». Me préparant à un monde de plus en plus mystique grâce à notre président, je ne peux que me laisser choir dans la délation, c’est triste n’est-il pas ?
Une de mes amis à un chien. C’est une chienne et pour la lisibilité de l’article, je l’appellerai : le clébard ; le mot « Chienne » étant de nos jours réservé aux femmes « faciles », je souhaite qu’il n’y ait pas de confusion. Vous remarquerez que ceux qui nomment les filles de « faciles » n’y ont jamais accès, elles sont souvent « faciles » pour les autres, puis les frustrés prient pour que leur âme aille en enfer alors qu’ils rêveraient que leur corps aille une fois dans leur lit.
Donc, ce clébard porte un nom de gâteau américain ! Déjà ça part mal et il a tendance à s’abandonner à la masturbation aux yeux de tout le monde, sans que ça n’est l’air de l’incommoder ! Il attrape une sorte de doudou pour la race canine entre les crocs puis, avec ses pattes avants, il ramène l’objet vers sa zone la plus érogène et se frotte avec, de manière compulsive ! Souvent, il en oublie le doudou et continue son passe-temps avec sa patte ! Il a deux doudous, deux oursons en piteux état que je ne déplace qu’avec un coup de pied. Que peut-on en conclure, chers lecteurs du Coq des Bruyères ? Tout simplement que le plaisir solitaire n’est pas une perversion humaine puisque ce modeste cabot se régale de la chose. Deusio que ça ne rend pas sourd, puisque lorsque la bestiole utilise la jambe de mon amie pour sa minute sportive, et que sa « maîtresse » lui dit en riant : « Oh dégage xxxx (je préserve l’anonymat du quadrupède), tu peux pas faire ça ailleurs, merde ! » l’animal, aussitôt, part à la recherche du nounours pour terminer son œuvre.
Tertio que le godemiché n’est peut-être pas une invention humaine et qu’il apprécie la diversité, puisque il a deux doudous. Le chien a du plaisir que nous appelons « chaleur » car c’est plus commode pour l’esprit des honnêtes gens.
Certes, la pudeur n’étouffe pas le clébard puisque c’est à la vue de tout le monde qu’il « s’abandonne » ainsi. Ajoutons que ça ne dérange que moi d’assister cette « crotte » (ça doit être un caniche nain) dans son initiation érotique assumée. Alors qu’il existe encore de nombreuses femmes qui rougissent à l’idée de pénétrer dans un sex-shop, le chien est-il un modèle de liberté, alors que nous passons notre temps à vouloir le dresser ?
Amis extrémistes, j’ai essayé de voiler cette chienne… comprenez l’animal, mais au moment où je posais le voile sur son crâne, cette immonde bestiole s’est barrée ! Mais il y a pire car la lecture de la Bible ou du Coran l’emmerde si profondément qu’en lui parlant de Dieu, elle baille ! Pourquoi Dieu, sur le nombre d’espèces qu’il a créées, nous a-t-il fait seuls à le prier, à croire en lui jusqu’au saint sacrifice ? Pourquoi sommes-nous seuls à ressentir la peur de nous masturber en société, à gagner de l’argent ? Pourquoi nous ! Triste question qui restera comme une bouteille à la mer… sans réponse.
Mais, tout n’est pas perdu amis terroristes, l’infidèle canin lui aussi lance des bombes ; certes elles font rire sa « maîtresse » et l’assemblée se bouche le nez, mais que voulez-vous, même s’il a tendance à recevoir des ordres absurdes comme : « fais la belle », « donne le patte » ou « au pied », on ne peut décemment pas demander à un chien d’être aussi con que vous, convenez-en ! De plus, j’ai bien peur que ce soit au-dessus de ses forces.
Anthony Casanova.
Martial & Anthony seront en concert au café-théâtre Le Grenier à Paris (17e) le vendredi 25 janvier.
Concert 8 euros ou le Dîner spectacle à 20 euros.
Réservations et renseignements 01.43.80.68.01.
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