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| Le coq des bruyères hebdo... suite | |||||||||||||
| N°61 année 2008 | |||||||||||||
| Edito |
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La peine de mort, une idée d’avenir ! « Au bout d’un siècle on m’a jeté à la porte de la Santé. » (Brassens) Chers lecteurs, pardon mais je m’en vais vous trahir. Je sais, c’est dégueulasse mais que voulez-vous, Monsieur Zavarise, qui fait les comptes des Auteurs réunis, me refuse toujours une légère augmentation de salaire et c’en est trop ! Alors, moi qui suis de gauche, jeune et sujet à la banqueroute mensuelle, je vous largue ! J’en ai eu l’idée en apprenant que maintenant, les prisonniers pourront profiter de leur cachot autant de temps qu’il le faut s’ils sont « jugés dangereux ». Par exemple, un mec a pris 20 ans de cabane pour une raison qui aboutit à ce genre de peine, et bien désormais il pourra, bien après sa condamnation, voir sa peine augmentée. Le prisonnier aurait dû recevoir une aide psychiatrique durant sa peine, mais comme les prisons sont surpeuplées et qu’il manque du personnel médical, le détenu restera dans sa cellule. Evidemment les violeurs et assassins d’enfants sont les premières « victimes » de cette nouvelle initiative. Vous avez bien lu, tout bourreau peut, un jour ou l’autre, devenir une victime. Quel que soit le crime, le jugement ne doit pas être discuté. Bien sûr, le commun des mortels a du mal à reconnaître des droits à celui qu’ils nomment un « monstre », mais il y en a ! Les avocats, juges et procureurs en sont conscients même si chacun garde son rôle judiciaire. Si le pire des hommes est défendu, alors tout le monde le sera. Monsieur Sarkozy, je n’ai plus de champagne au frais, il me faut un bon boulot et de plus je représenterais mieux la gauche que Jack Lang après les municipales et je serais heureux d’avoir Monsieur Bolloré comme ami. Voici mes propositions pour pénétrer votre gouvernement. Autre résolution, le problème des clodos. Vivant à Paris, on ne peut prendre le métropolitain sans que nous vienne au nez une odeur nauséabonde provenant de ces asociaux réclamant l’obole. Nous pouvons distinguer deux sortes de cloches : le propre qui cherche à sortir de la rue et l’épave. Ce sont les épaves qui dégoûtent l’honnête Francilien se rendant au travail. Il arrive parfois que ces épaves arborent des amputations, des malformations dues à leur laisser-aller hygiénique et médical. Que faire ? Madame Boutin étant l’incompétence même, je vous le donne non le vend pour mille : supprimons-les ! Ils ne servent à rien, enlaidissent les villes, alors faisons pour les sans domicile fixe ceux que certains font pour leur membre, amputons la corporation des clochards de leurs épaves. Jetons-les à la Seine, servons-les à manger dans les restos asiatiques, bref débarrassons-nous-en ! Toujours en stipulant que leur vie n’en étant plus une, il faut aider le temps et la camarde dans son travail, car elle, au moins, elle ne chôme pas ! De plus, avec le réchauffement climatique, les vagues de froid sont de plus en plus rares, et à la moindre chaleur c’est l’asphyxie. |
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