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Nous sommes tous des cons, Sarkozy a raison !
« Pour reconnaître que l’on n’est pas intelligent il faudrait l’être » (Brassens)
La révélation m’est tombée dessus sans que je m’y attende, presque par hasard, sans doute par lucidité. J’étais là, merveilleusement entouré, à proximité d’un vin du Languedoc, un Pic Saint Loup si je ne m’abuse, en compagnie de plusieurs personnes du « beau sexe ». Alors que je m’apprêtais à baver sur je ne sais quel dictateur ou terroriste, invité en France, j’eus un éclair, une idée lumineuse : « et si Sarkozy avait raison ? » Ce n’est pas une blague et je demande à tout homme de bonne volonté d’y méditer un instant. Ou deux… même trois.
Par exemple, le bouclier fiscal qui permet aux riches français de conserver comme modèle de réussite et de train de vie, les émirs de Dubaï. J’ai dû, je suis facilement méprisant, critiquer ce bouclier alors qu’il ne fait de mal à personne ! C’est vrai ça, c’est un bouclier rien de plus. Certes ça ne touche pas les pauvres et puis quoi ? On ne peut pas faire plaisir à tout le monde !
Les régimes spéciaux, quand va-t-on être sérieux et dire LA vérité : on peut pas faire autrement ! Il faut mettre tout le monde à niveau des travailleurs des pays pauvres, ainsi, nous réglerons le problème de l’immigration ; un Algérien ne viendra jamais en France pour travailler dans les mêmes conditions que chez lui ! D’une pierre deux coups dont un dans la gueule de ces cons de gauchistes.
Les régimes spéciaux, c’est ainsi et pas autrement, qui rigole vendredi chialera dimanche, il ne faut jamais mettre l’isoloir devant les beaufs, les régimes spéciaux donc, c’est de la merde ! Que personne, au grand jamais, ne dise le contraire. La preuve par a + b + l’alphabet, si l’on compare le salaire des grands chefs d’entreprises en France d’aujourd’hui avec leurs homologues d’il y a 20 ans, on observe une augmentation d’environ 500% (Rappelez-vous le scandale du PDG d’une marque de Bagnole en France dans les années 80 – on trouvait son salaire mirobolant – aujourd’hui on en rirait). Tandis qu’en comparant les salaires d’aujourd’hui à ceux d’il y a 20 ans pour l’employé standard, tel Darwin, on cherche l’évolution ! Alors quand les rois qui nous gouvernent nous disent qu’il faut qu’on bosse plus et plus longtemps pour des clopinettes alors qu’ils pètent allégrement et chient, de plus en plus fort, dans la soie que nettoient leurs domestiques, on ne peut que dire amen devant leur parole évangéliste du capitale en rut. Ils sont de plus en plus riches, les « Restaurants du cœur » se sont substitués à MacDonald dans l’estomac du Français moyen, vous pensez bien que ça ne peut durer ainsi ! Alors, il faut bosser pour qu’enfin l’ouvrier puisse retourner s’empoisonner avec un hamburger et grâce, à ses heures supplémentaires, il pourra, grand prince, commander une seconde barquette de frites ! C’est pas beau ça ? Alors merci qui ? Merci Monsieur Sarkozy !
Et qui peut reprocher à NOTRE président d’avoir eu le bon goût d’emmener sa maman et son fiston en Chine en laissant en Europe la Secrétaire d’Etat chargée aux Droits de l’Homme ? Y avait plus de place dans l’avion et la maman Sarkozy ne passera pas l’hiver, vous auriez fait le même choix ! Ne parlons plus de l’augmentation de 140% de NOTRE Chef de l’Etat, c’est pas parce qu’on aligne le peuple français sur les salaires les plus bas qu’on puisse trouver en Europe, qu’il ne peut pas s’aligner sur les salaires les plus hauts ! Bon vous allez dire qu’à part Monsieur Sarkozy, aucun Français n’aura la chance de se voir augmenter d’une telle manière. Et vous ajouterez : quels besoins outre un problème d’orgueil, sont responsables de cette augmentation ? Avait-il faim ? Portait-il la même veste tous les jours ? C’est possible bande de mollusques de gauche !
Je termine en tordant le cou à la polémique démesurée qui envenime les cercles restreints des gens qui n’ont que ça à foutre dans la vie que d’être de gauche : Kadhafi a le droit de venir chez nous ! Je ne veux pas entendre le mot de tortionnaire, dictateur, terroriste, preneur d’otage d’infirmières bulgares et de médecin palestinien, d’antisémite notoire… non ces mots sont indignes de la bienséance et du savoir vivre français. Monsieur Kadhafi est un riche comme les autres et si vous n’êtes pas heureux n’oubliez pas qu’il y a peut-être une grève de ces chiens de privilégiés de cheminots qui sont les vrais tortionnaires de la « liberté d’entreprendre », les dictateurs du « code du travail », les terroristes du « travailler ensemble »… non Monsieur Kadhafi s’est, comme dans un conte pour enfants, changé en beau souverain pour assister au bal des faux cul à l’Elysée… certes avant minuit ou plus précisément à son retour en Libye, il redeviendra le « guide » qu’il a toujours été en profanant pour la énième fois le caveau des Droits de l’Homme, mais il aura auparavant acheté pleins de beaux avions que personne ne veut, si ce n’est ceux qui ne veulent pas subir le même sort que les Ceausescu en Roumanie et qu’il file 10 milliards à ses nouveaux copains.
Les cheminots étaient dans la rue, Monsieur Kadhafi se balade avec une escorte digne d’un dictateur Libyen dans SON propre pays, les flics lui ouvrent la circulation et deux députés ont dû attendre avant de rentrer au Palais Bourbon car notre nouvel ami était dans les parages. Les cheminots ont désamorcé la grève, mais jusqu’à quand, pensent les otages de la protection sociale…
Puis finalement, après avoir entamé une seconde bouteille de vin, ç’est revenu comme une envie de pisser, je suis redevenu de gauche… au petit matin, rejoignant mon « chez moi » sans me soucier des grèves je surprends une conversation à l’entrée du métro :
« _ putain, vont pas encore nous faire chier avec la grève ! Dit en regardant sa montre un jeune homme à l’écharpe bleue triste.
_ Z’ont que ça à foutre, les usagers du métro devrait avoir leur mot à dire, c’est nous qui payons ! rétorqua son alter ego au foulard beige.
_ Tu sais que c’est pas con, sans nous ils seraient au chômage… affirma ce crétin que je commençais à maudire.
_ Voilà le métro ! »
Je suis rentré dans un autre wagon en me demandant s’ils pensaient réellement ce qu’ils disaient, puis j’en ai conclu que le véritable preneur d’otage des Français devait être leur connerie, et après on s’étonne d’avoir élu un con pareil.
Anthony Casanova.
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