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C’est maintenant que démarre la campagne officielle. A ma gauche sept candidats, à ma droite quatre candidats ou cinq si l’on comptabilise le centrisme. Trois de l’extrême gauche, un altermondialiste, une communiste, une écologiste et une socialiste. De l’autre côté, deux d’extrême droite, un chasseur et un ultra-libéral. Au milieu droit : Bayrou. Quatre femmes, toutes à gauche, et huit hommes. C’est bon pour tout le monde ? Alors on démarre.
Ils ont eu les 500 signatures, ils ont maintenant le droit de nous gouverner. Alors chers lecteurs, pour qui allez-vous, dans le secret des urnes, voter ? A droite ou à gauche ? On parle souvent d’union nationale avec le centre qui, pour moi, ne sert à rien. En Irlande, en Palestine, en Irak, l’union nationale semble être le dernier recours à une guerre civile. Ils font la paix et une fois la liberté revenue on réfléchit démocratiquement à la manière de gouverner. En France nous ne sommes pas dans un tel cas de figure pour appeler à l’union nationale, soyons sérieux ! Donc droite ou gauche ?
Qui, selon vous, donnera à la France une gueule un peu moins médiocre ? Qui, selon vous, vous donnera le plus l’envie de vivre avec vos voisins même si ce sont des sales cons ? Qui vous inspire de la confiance, avec qui vous sentiriez-vous le plus à l’aise pour négocier vos conditions de travail, de santé ou à qui laisseriez-vous vos gosses ? Qui, de tous ces candidats, pourra œuvrer pour que vos enfants soient des gens bien, sans haine et sans peur de l’autre ? Qui vous permettra de pouvoir vous absenter de votre boulot une demi-journée sans risquer de trouver une autre personne à votre place en revenant ? Qui vous rassure ? Qui vous fait peur ?
C’est à toutes ces questions qu’il va falloir répondre. On ne vote pas pour soi mais pour l’ensemble du pays. On ne vote pas pour se soulager mais apporter sa « pierre » ou son pavé à la société. Nous ne vallons qu’une petite voix. Alors, on peut se dire que ça ne compte pas, qu’on ne pourra rien changer, qui si on se bouge pas les fesses le jour des élections personne ne le remarquera et que de toute façon, ce n’est jamais à un bulletin que ça se joue. C’est vrai, si vous ne vous déplacez pas et bien ce n’est pas grave. Maintenant, si personne ne se déplace là, ça risque d’être plus délicat car il y en a, qui ne voit que d’un œil, et qui savent ne pas rater ce genre de désinvolture électorale.
Mais alors pourquoi voter surtout si à toutes les questions ci-dessus votre réponse était : personne. Et bien sachez que si personne n’en est capable à vos yeux, l’un des douze candidats s’en chargera quand même. Le vote c’est comme donner du fric aux Téléton, vos dix euros c’est pas grand chose, mais avec ceux des autres ça risque de faire un beau paquet de fric ! Sauf qu’on donne par charité et que l’on vote par responsabilité ! On ne vote pas uniquement pour sa pomme mais pour tout le monde. Vos amis, votre familles, vos amants, vos maîtresses, vos connaissances et surtout les inconnus. Il faut voter en pensant que les autres subiront notre bulletin. Alors ou vous haïssez l’humanité et vous-même par définition et vous choisissez celui que tout le monde craint ou, vous aimez un peu l’humanité et vous voter pour une personne qui ne fera peut-être pas de merveilles mais qui aura le mérite de ne prendre personne comme bouc-émissaire pour atténuer vos peurs de l’avenir.
C’est à vous de choisir qui nous garantira le plus de liberté sans en enlever aux autres. Les candidats ont tous des défauts, mais ils sont tous différents comme nous le sommes et voter pour l’un ce n’est pas voter pour n’importe qui. Il n’y a pas de hiérarchie entre les votes. Il n’y a que nous, notre conscience, les autres, ceux qu’on aime et ceux qu’on ne peut pas sentir, et finalement notre plus grande responsabilité : les choix d’aujourd’hui et les conséquences pour demain.
A droite, à gauche faites votre choix !
L’équipe du Coq, pour vous accompagner durant cette campagne, change de formule et ouvre le débat au sein d’une équipe pluriel.
Anthony Casanova.
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