| Le coq des bruyères hebdo... suite | ||||||||||||||||||||
| N°34 année 2007 | ||||||||||||||||||||
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| Edito | ||||||||||||||||||||
| De la droite molle à la gauche flasque (2/2) | ||||||||||||||||||||
« Incapable de risquer sa vie pour cueillir un myosotis à une fille »(Brassens) L’UDF, qui aurait pu croire que ce parti aux senteurs de naphtaline pouvait revenir à la mode en 2007 ? Il faut dire que les années 70 reviennent dans l’air du temps, les jeans « pattes d’éléphant », les cols en pointe, Polnareff, le disco, tout est de retour alors pourquoi pas le parti de Giscard et le retour d’un dès plus bel oxymore : les jeunes giscardiens ! La politique souffre d’une image déplorable, le peuple s’en désintéresse et fini par penser que de voter à droite, à gauche ou ailleurs ça ne change rien. Bayrou caractérise cette pensée. Pour lui droite ou gauche on s’en fiche, il faut gouverner ensemble pour « sauver » la France. Ne pas être trop de droite, ne pas être trop de gauche : gouverner raisonnablement. Mais la politique n’est pas raisonnable, elle vie, elle peut-être dangereuse, sauvage, salvatrice, et dire que s’il y a de bonnes idées à droite et de bonnes idées à gauche, il faut s’en servir pour faire le centre c’est empêcher la politique de respirer ! « La politique c’est l’art d’empêcher les gens de s’occuper de ce qui les regarde » disait Paul Valéry, et le vote centriste c’est dépassionner un débat, un monde politique, qui passe déjà pour le meilleur des somnifères. De LO au FN on attend avec impatience cette formation pour dénoncer les copinages de la classe politique : « tous amis tous pourris » c’est le merveilleux slogan des amoureux des démocraties qui tombent. Quelle belle période que fut le référendum sur l’Europe. Tous ces débats, ces engueulades… tout ceci est bon pour la démocratie même si les arguments des uns et des autres restent souvent superficiels. Les congés payés, l’abolition de la peine de mort, les droits des homosexuels, des femmes, le traitement des animaux (chasse, corrida, expérience dans les laboratoires, cruauté inutile des abattoirs…), la culture, la construction de l’Europe… tous ces sujets de société ne peuvent être traité avec tiédeur, comme si ça n’intéressait et ne touchait personne ! Parce que nous ne sommes pas tièdes ! La politique c’est ce que nous sommes, ce que nous vivons, ce que nous serrons, tout est politique : du prix d’un paquet de préservatif au nombre d’étage d’un immeuble, de l’existence des radios libres au réchauffement de la planète : tout est politique. Nier la place de la politique dans nos vies c’est nier le rôle de l’humanité dans la société. Ceux qui pensent que la politique ne les concerne pas, qu’en politique ils sont tous pourris, qu’ils ne pensent qu’à eux, rejettent l’opinion qu’ils ont d’eux-mêmes sur ceux qui les dirigent. Penser que la politique ne nous concerne pas c’est ce dédouaner de toutes responsabilités dans le cours de la vie. Un exemple dans notre quotidien : Je regarde à la télé des gens se faire humilier, mais comme je n’en fait pas parti et que je ne produis pas l’émission, je ne suis pas responsable car j’ai un rôle passif. C’est faux, nous sommes tous responsables et ne pas l’admettre c’est se résigner à l’état d’un légume. Nous sommes libre de faire, de laisser-faire ou de protester. |
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